Saint Valentin : ne sous-estimez pas le pouvoir du vin !

Saviez-vous que le vin peut être un allié précieux pour votre soirée de St Valentin ? En effet, c’est prouvé, le vin a de nombreux pouvoirs ! D’ailleurs de nombreuses recherches ont été faites sur la question…

 

Déjà, il nous rend plus beaux aux yeux des autres. En effet, selon une étude de l’Université de Bristol, après à peine un verre, nous avons tendance à trouver les personnes plus belles – pour être précis, nous les trouvons 10 % plus séduisantes que quand nous sommes à jeun.

C’est parce que nous sommes effectivement plus beaux ! Selon la même étude, consommer de l’alcool (l’équivalent d’un verre de vin environ) provoque des réactions physiques séduisantes : une petite rougeur au niveau des joues, des sourires subtils et une plus grande relaxation musculaire.

Il nous donne également confiance. Nous séduisons plus facilement après un verre !

Et enfin, last but not least, il améliore le sexe tant pour les femmes que pour les hommes ! (avec modération bien sûr). Un groupe de chercheurs italiens ont découvert que les composés dans le vin améliorent effectivement les niveaux de désir sexuel chez les femmes. Pour les hommes, non seulement un verre augmente le flux sanguin, mais le vin rouge semble aussi augmenter le niveau de testostérone dans le sang…

 

Et surtout, n’oubliez pas, draguer avec du vin c’est juste super classe…

Bref, pour une opération séduction réussie, voici nos recommandations

Jadis terre de vins de masse, le Languedoc a fait sa métamorphose !

Fruit du travail de vignerons lassés de produire du vin de masse, fort en alcool et pauvre en goût, le Languedoc a réussi sa transformation. En réinvestissant les meilleurs côteaux et en replantant les cépages autochtones, les vignerons ont su produire des vins généreux, sans lourdeur et avec une palette aromatique méditerranéenne.

Les grandes notions

Le vignoble languedocien s’étend principalement sur trois départements, de l’Aude au Gard en passant par l’Hérault et s’étire désormais même vers les Pyrénées-Orientales avec la nouvelle aire de l’appellation régionale AOC Languedoc.

Le vignoble du Languedoc-Roussillon a été créé par les grecs et les romains dans la continuité de celui de Provence. Les cépages grenache et syrah sont bien représentés et offrent des vins typés comme Fitou, Corbières, Saint Chinian… Le Roussillon, quant à lui,  possède un très beau patrimoine viticole surtout en ce qui concerne les vins doux naturels comme à Maury et à Banyuls.

Le Languedoc est un des plus grands vignobles de France. Il représente un tiers de la production des vins français et est le premier producteur français de vin rouge, mais aussi le premier vignoble bio de France avec 22 000 hectares de vignes bio, ce qui représente 33% du vignoble bio français et 7% du vignoble bio mondial. (Source CIVL)

La diversité du Languedoc :

A l’intérieur de l’AOC Languedoc, on dénombre pas moins de 36 appellations et dénominations (ex : AOC Corbières, AOC Côtes du Roussillon…) et une grande diversité de terroirs : schistes, galets roulés, basaltes, grès, sables…, souvent en côteaux.

56 cépages sont autorisés en IGP d’Oc (anciennement Vins de Pays) pour produire une majorité de vins rouges, mais aussi des vins blancs et rosés (en augmentation), des vins effervescents (Limoux) et des Vins Doux Naturels (Muscats, Banyuls, Rivesaltes, Maury).

Les tendances en Languedoc :

On assiste au retour des cépages autochtones, abandonnés pendant des années à cause de leurs faibles rendements : Clairette, Bourboulenc, Maccabeu… Plantés sur des sols moins productifs, ils donnent des vins qualitatifs mieux acclimatés au réchauffement.

Le climat clément et la diversité des terroirs permettent aux vignerons, au sein du système des IGP (moins contraignant que le système des appellations), d’exprimer toute leur créativité. Le consommateur se voit donc proposer des vins novateurs avec un très bon rapport prix/plaisir, miam, miam !

Et dans le verre, ça donne quoi ?

On se retrouve très vite pour partager la dégustation (plus d’infos prochainement sur les dates de dégustation).

Choisir son champagne, comment s’y retrouver ?

Le champagne, le seul, le vrai ne peut provenir que de la région champenoise. Il est produit sur 35 000 hectares autour de ReimsEpernayChâteau-Thierry et Bar-sur-Aube. Les limites de production sont fixées depuis 1927 sur 324 villages viticoles nommés «crus». Le reste ne peux pas utiliser l’appellation champagne.

boire du rosé en hiver

Revenons sur les fondamentaux

Le champagne c’est du vin fait à partir de raisins rouges et blancs. Sept cépages sont autorisés dont 3 principaux : le chardonnay, le pinot noir et le pinot meunier. Les quatre autres cépages sont : le petit Meslier, le pinot blanc, le pinot gris et l’arbanne. Ce vin est élaboré à partir d’une double fermentation : on fait d’abord fermenter le vin en cuve puis ensuite on le refait fermenter en bouteille pour avoir des bulles. On obtient donc un vin blanc pétillant, plus ou moins sucré (on rajoute du sucre avant de remettre le bouchon définitif).

Savoir lire l’étiquette :

Le millésime : certaines bouteilles comportent un millésime (c’est l’année de récolte des raisons). La majorité des champagnes n’en ont pas. En effet la tradition veut, en champagne, qu’on assemble plusieurs millésimes pour avoir un gout constant.

 

Du coup, les bouteilles millésimés sont des bouteilles plus rares et qui cherchent à mettre en avant la qualité du raisin de l’année du millésime. Le champagne millésimé est en général plus cher. Et son goût plus concentré. C’est un champagne qui se veut plus qualitatif.

Blanc de blancs ou blanc de noir : la règle générale en champagne veut qu’on assemble différents cépages. Typiquement le chardonnay, le pinot noir et le pinot meunier. Et, dans ce cas, ce n’est généralement pas précisé sur la bouteille. Mais il existe des exceptions : blanc de blancs ou blanc de noirs. Blanc de blancs : le champagne est élaboré à 100% à partir raisin blanc, le plus souvent du chardonnay. De façon plus rare vous pouvez voir des champagne blanc de noirs : le champagne est élaboré à partir de cépages rouges. On les distingue au niveau du goût : le blanc de blancs sera généralement plus parfumé, plus aérien et le blanc de noirs sera généralement plus charpenté et plus rond.

Premier cru ou grand cru : les raisins proviennent de parcelles de communes sélectionnées comme plus qualitatives.  Théoriquement le champagne aura une qualité supérieure à des champagnes classiques. La Champagne compte plus de 300 communes viticoles. Au début du XXe siècle, chacune d’entre elle a été cotée en fonction de la qualité de ses vins, d’où découle le prix du raisin payé par les négociants aux viticulteurs. Les 17 villages cotés 100 sont des grands crus, ceux cotés entre 99 et 90 sont des premiers crus et les communes cotés en dessous ne sont pas classées.

Le dosage : en fonction de la quantité de sucre ajouté dans la liqueur de dosage qui est rajouté au champagne, on va avoir différente catégorie de douceur :

Brut nature, zéro dosage ou non dosé : moins de 3g de sucre résiduel par litre de vin ; Extra brut : moins de 6g de sucre/l. ; Brut : moins de 12 gr de sucre/l. ; Extra-sec : entre 12 et 17g/l. ; Sec : entre 17g 32g/l. ; Demi-sec : entre 32g et 50g/l. ;  Doux : plus de 50g/l.

Le statut de l’embouteilleur :

L’étiquette doit indiquer la raison sociale de l’élaborateur. Vous avez certainement remarqué les deux initiales qui figurent sur l’étiquette des bouteilles de champagne, voici les principales :

RM pour Récoltant-Manipulant : le vigneron qui fait tout lui-même de la vigne au vin. Il existe toutefois une exception. Le vigneron qui vinifie à la coopérative mais élabore lui-même son champagne peut utiliser le signe RM. RC pour Récoltant Coopérateur : le viticulteur confie ses raisins à la coopérative pour la vinification et les récupère pour la vente qui se fait sous sa propre marque. NM pour négociant manipulant : le vinificateur achète des raisins aux viticulteurs pour les vinifier lui-même. MA pour marque d’acheteur : marque de détaillant qui vend un champagne qu’il n’a pas élaboré.

Mais alors j’achète quoi ?

Si vous cherchez un champagne avec de la fraîcheur, de la vivacité, typiquement pour l’apéritif. Alors, l’Extra brut de Lelarge-Pugeot sera parfait. Quant à la cuvée sans soufre, vous pouvez l’associer aux poissons crus, à la cuisine asiatique ou avec des fromages de chèvres ou brebis.

Si vous avez prévu des poissons ou des fruits de mer charnus, préférez le Blanc de blancs grand cru du domaine Vauversin.

 

boire du rosé en hiver

Sur des viandes blanches, n’hésitez pas à l’accorder avec un champagne fait partir de raisin noir. Le brut prestige du domaine Heucq & fils par exemple. Si votre plat est crémeux ou fondant, le cuvée antique sera votre meilleur allié !

Vous mangez de la viande ou du gibier  ? Pensez au rosé. Cette cuvée surprenante séduira même ceux qui n’aime pas les champagnes rosés. Il conviendra très bien également aux fromages.

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Autour du vin, trois parcours de dégustation pour la soirée du vingt novembre

Vous aimez les vins plutôt charpentés ? Ou au contraire plutôt délicats ? Vous cherchez des vins légers ? Rassurez-vous il y en aura pour tous les goûts ! Lundi vingt novembre, à l’occasion de la soirée “Les vins de Fêtes : place aux vignerons” du Vino Social Club, c’est quinze cuvées que vous pourrez déguster ! Pour vous aider à sélectionner les vins qui vous feront vibrer, je vous propose trois parcours de dégustation, en fonction de vos goûts.

Moi j’aime les vins légers, gouleyants, plutôt pour l’apéro

 

Dans ce cas, rien de mieux que des bulles pour démarrer la soirée ! Élaboré à partir de trois cépages : pinot noir, pinot blanc et chardonnay, le Crémant d’Alsace du domaine Zinck sera parfait pour vous ouvrir les papilles. Vous pouvez le boire seul à l’apéritif ou bien avec des bouchées de fêtes par exemple. Il conviendra également à une cuisine épicée.

Après cela, je vous propose un petit tour du côté du Ventoux dans le Rhône avec la cuvée Terrasse 2016 du Château Pesquié. Assemblage de grenache et de syrah, cette cuvée fruitée mais déjà bien charpentée s’associe facilement à beaucoup de plats. Viandes grillées, légumes ou des plats plus ambitieux, tout lui va !

Pour finir, traversons à nouveau la France mais cette fois-ci dans l’autre sens, direction le Sud-Ouest ! Frédéric Broutet du domaine de Beyssac vous fera déguster trois cuvées : L’initial 2013 et 2012 et Le Chemin 2013. L’Initial est un vin typique du Sud-Ouest, tout en générosité, gourmandise et structure. 2013, millésime délicat, a pourtant bien réussi à la cuvée L’initial. Elle a été classée « Réussites » des vins du Sud-Ouest par la Revue du Vin de France.

L’initial 2012 quant à lui est un très beau millésime tout en fruité et rondeur. Enfin, la cuvée Le chemin 2013, présentée en exclusivité, est élaborée à partir des cépages Merlot et Abouriou. Vous y retrouverez la chaleur et la générosité des vins du Sud-Ouest. Ces trois cuvées s’associeront parfaitement avec des tomes de montagne ou des charcuteries du Sud-Ouest !

 

Moi j’aime les vins qui ont un fort caractère

 

Au risque de vous surprendre, je vais vous proposer plusieurs vins blancs dans ce parcours. En effet, certains vins blancs, de par leur cépage ou méthode de vinification, peuvent être plus charpentés que les vins rouges.

Partons tout d’abord au Nord déguster le Sylvaner Terroir 2016 du domaine Zinck. Cuvée délicate et complexe, le Sylvaner Terroir est déjà un vin de gastronomie. Il accompagnera très bien les entrées à base de poissons ou de viandes blanches. Accord réussi également avec les endives, betteraves et le fromage de chèvre affiné.

Tant que nous sommes en Alsace, profitons en pour déguster le Riesling Terroir 2015 du domaine Zinck. Ce vin sec et onctueux garde une jolie fraîcheur. Il sera parfait avec des plats de poissons ou des fruits de mer charnus.

Après le Nord, cap au Sud, pas loin d’Avignon. Les cuvées Quintessence blanc 2016 et Quintessence Rouge 2015 du Château Pesquié sont des vins puissants et complexes avec un superbe équilibre.

Quintessence blanc se mariera très bien avec des plats crémeux et onctueux comme le risotto.  Il s’accordera également avec des poissons blancs comme la sole et saura transcender les plats à base de truffe. Quant à Quintessence rouge, vous pouvez l’associer avec des plats de viandes en sauce, du canard ou des desserts au chocolat.

Enfin, je vous propose de terminer ce parcours avec un vin du Sud-Ouest : L’Essentiel 2013 du domaine de Beyssac. L’élevage en fût de chêne lui donne de l’élégance et la distinction des grands vins. A déboucher sur une cuisine du Sud-Ouest, des viandes rouges juteuses, du gibier ou un foie gras poêlé.

Moi, je n’aime que les vins d’exceptions

 

Pour les palais délicats, nous allons commencer notre parcours dans le Sud, du côté de Marmande. Frédéric Broutet du domaine de Beyssac vous fera déguster sa cuvée L’Essentiel 2012. Ce beau vin puissant et de bonne garde vaut bien un Bandol et est beaucoup plus accessible ! Dégustez le sur une entrecôte, une souris d’agneau confite, une poêlée de cèpes, ou bien pour accompagner un plat du Sud-Ouest !

Du côté du Château Pesquié, nous dégusterons la cuvée Artemia 2015 et le Muscat Beaumes de Venise 2016. La cuvée Artemia bénéficie de la meilleure sélection. Ce vin voluptueux se mariera très bien avec les terrines, les viandes rouges rôties ou grillées, les viandes en sauces ou les gibiers. Conseil du vigneron : l’alliance avec le canard et la brouillade de truffes.

Il est temps de passer aux vins tendres en commençant par le Muscat Beaumes de Venise 2016 du Château Pesquié. Unique Vin Doux Naturel blanc de la Vallée du Rhône, il bénéficie d’une grande fraîcheur grâce notamment à la pratique de la culture biologique.

Cap au Nord pour terminer cette dégustation avec le Pinot gris Grand Cru Rangen 2012 et le Gewurztraminer Grand Cru Eichberg 2013 du domaine Zinck. Produits sur des terroirs d’exception, ces vins riches et opulents sont portés par une grande minéralité. Ils se marieront très bien avec la cuisine épicée et le sucré-salé.

Venez déguster toutes ces cuvées et profiter des achats groupés du Club le lundi 20 novembre au Lucernaire. Cliquez ici pour réserver.

Les bonnes adresses parisiennes des vignerons du Vino Social Club

En ce qui concerne le bien boire et bien manger, les vignerons savent y faire ! Et comme Paris est un vaste terrain de jeu pour les gourmets et gourmands, je leur ai demandé leurs meilleures adresses…

boire du rosé en hiver

Romain Paire, Domaine des Pothiers.

Romain est un habitué des bons comptoirs et des bonnes tables parisiennes. A chaque fois qu’il vient à Paris, il en profite pour découvrir de nouveaux endroits. On peut dire qu’il n’a pas manqué d’inspiration !

Entre boiseries et velours rouge, Romain nous recommande Les Colonnes à Issy-les-Moulineaux. Véritable institution où les habitués se pressent et les produits du Terroir sont à l’honneur.

Au café des Musées (IIIe arrondissement), c’est deux chefs japonais : Daï et Ruri qui vont vous faire découvrir et redécouvrir la cuisine de nos terroirs. Les produits sont sourcés auprès des meilleurs maraîchers, éleveurs et vignerons indépendants.

A Montparnasse, derrière une façade de bistrot traditionnel, Le Petit Sommelier (XIVe) cache un temple des vins rares. Une cave unique où se côtoient des vins de vignerons, d’amoureux du terroir ou des noms mythiques.

Le Siffleur de Ballons (XIIe) est une cave à boire et à manger. Situé en face de L’Ebauchoir, restaurant géré par les mêmes complices, il profite ainsi de la cuisine du restaurant et propose des assiettes apéritives originales (harengs marinés, assiettes à base de houmos, magret de canard…). Incontournables pour tous les amateurs de bonne bouffe et de vin naturel, je vous conseille de commencer par un verre au siffleur puis de traverser la rue pour vous en mettre plein la panse à L’Ebauchoir

Les autres adresses de Romain : La félicité (XVIIe), Pouzenc (XII) et Semilla (VI)

 

 

boire du rosé en hiver

 

Frédéric et Véronique Broutet, domaine de Beyssac

Frédéric a vécu en région parisienne où il garde des attaches avant de s’installer comme vigneron en Côte de Marmandais. Avec un pied à Paris et un pied dans le Sud-Ouest, il nous propose des adresses originales.

 

Le Volant Basque (XV) est une adresse très typique de la capitale. La cuisine fait la part belle aux abats, viandes rouges et plats traditionnels de bistrots. L’ambiance y est festive et sportive, le patron étant passionné de sport : boxe, tennis, foot, rugby et surtout de pelote basque ! Brindille s’abstenir !

La Cave de Tolbiac (XIIIe) est une institution qui a traversé le temps (elle date du début du XXe siècle) et qui propose une large sélection de vins en direct des vignerons. Jolies trouvailles, bons rapport qualité/prix et grands classiques, vous y trouverez tout pour tous les goûts.

L’Octopussy (XVII) est un rade cool comme on les aime, hors des circuits habituels. Ici on propose aussi bien des bonnes bières artisanales (ils ont une bière maison), des cocktails originaux que des bons vins. Le tout servi sur de la bonne musique ! Vu son potentiel de séduction, on peut vite y passer toute une soirée, et y retourner !

Prochainement la suite des bonnes adresses des vignerons du Vino Social Club.

Le vin orange : un vin antique qui fait son come-back !

Non, il ne s’agit pas d’une nouvelle invention, mais d’un vin dont la méthode de fabrication est très ancienne et qui revient sur le devant de la scène. C’est même probablement l’un des premiers vins, puisqu’il existe depuis l’antiquité !

boire du rosé en hiver

Le berceau du vin orange se situe dans le Caucase, et plus précisément en Géorgie où la tradition du vin orange est encore très répandue. La vinification des vins orange a également été pratiquée pendant un certain temps en Slovénie et dans les zones frontalières du nord de l’Italie.

Abandonné pendant quelques années, le vin orange est remis au goût du jour par certains grands pays producteurs. Aujourd’hui, il n’est pas rare de retrouver ce type de vin en Afrique du Sud, en Australie, aux États-Unis, en Espagne, en Suisse ou en France.

Le vin orange, c’est un vin qui se situe entre le vin blanc et le vin rouge

En effet, bien qu’élaboré à partir de raisins blancs, il est vinifié comme un vin rouge. Habituellement, pour élaborer un vin blanc, on presse le raisin tout de suite après la récolte et on fait fermenter le jus ainsi obtenu.

Le vin orange lui, est un vin de macération : le jus est mis à macérer avec les peaux, voire même avec les tiges et les graines. La macération peut durer quelques jours ou quelques mois. Au contact des peaux, pépins, rafles, le jus se colore et ses arômes et saveurs se transforment. Il prend une teinte orange, dont il tire son nom.

 

En Géorgie, les vins fermentent dans des jarres en argile, appelées qvevri, qui sont enterrées jusqu’au bord pour permettre un contrôle naturel de la température. Cette méthode de vinification géorgienne a été inscrite en 2013 au patrimoine mondial par l’Unesco.

boire du rosé en hiver

Il n’existe pas UN vin orange, mais DES vins orange.

La structure du vin orange résulte donc d’un subtil mélange entre les tannins et la fraîcheur, à la croisée du vin blanc et du vin rouge.

Selon le cépage utilisé et la durée de macération, la couleur et les arômes du vin seront plus ou moins intenses. La palette d’arômes est assez large mais aussi caractéristique : on retrouve souvent des notes de noix, de fruits mûrs ou séchés, de miel, d’acacia…

Où le trouver ?

Un bon caviste qui fait des vins naturels devrait savoir vous conseiller dans le choix de vins orange. Encore assez minoritaire en France, il faut chercher en Slovénie, Croatie, Serbie, Hongrie, mais surtout en Italie, notamment dans le Frioul.

Sources :

http://www.gwa.ge/

http://www.decanter.com/

Pour aller plus loin :

Skin Contact, Voyage aux origines du vin nu, Alice Feiring, éditions Nouriturfu

Non, le vin ça ne prend pas de place (ou comment conserver son vin en appartement ?)

Que ce soit pour un apéro, un dîner entre amis ou un tête-à-tête romantique, les occasions de boire un bon vin ne manquent pas !

En moyenne un foyer français consomme quatre bouteilles de vin par mois. Soit deux cartons tous les trois mois. Ça vaut donc le coup de s’intéresser un peu à ce qu’il y a dans la bouteille et à celui ou celle qui l’a produit. Rien de mieux pour cela que les dégustations et les rencontres avec les vignerons !

Oui mais voilà, quand on achète en direct du vignoble on est parfois obligé d’acheter trois bouteilles minimum, voire six… Or, on pense souvent ne pas avoir la place pour stocker des bouteilles.

En fait, quelques cartons trouveront très facilement une place chez vous, même si vous vivez dans un appartement ! On vous explique comment :

Pour quel type de vin : 

Déjà, il faut savoir que 90% des vins que nous achetons vont être consommés rapidement, c’est à dire dans les deux ans. Pour ces vins-là, il n’est pas utile de vous compliquer la vie. Il faut juste prendre quelques précautions :

– Les bouteilles doivent toujours être couchées. Il faut que le bouchon (le plus souvent en liège) reste en contact avec le liquide. Sinon, il risque de se rétracter et de laisser passer l’air.

– Les bouteilles doivent être à l’abri de la lumière : les rayons lumineux dégradent le vin. Il faut donc penser à les couvrir ou à les mettre dans une caisse.

– La température : la température idéale se situe à 13°C mais le plus important c’est d’éviter les brusques changements de température. 

– L’humidité :  votre vin a besoin d’humidité et vous aussi ! Il y en a donc dans votre appartement. Si vous ne cherchez pas à faire vieillir votre vin trop longtemps, cela restera suffisant.

Ce qu’il faut éviter :

– Les « mauvaises » odeurs : les bouchons en liège sont perméables. Ne placez donc pas vos précieux flacons à côté d’une source d’odeur forte (détergent, cuisine…).

– Les vibrations : le vin n’aime pas être remué, ça le fatigue.

 

On résume :

Une bouteille de vin se conserve très bien à l’horizontale, à l’abri de la lumière (pensez à le mettre dans une caisse, sous une couverture, dans une glacière souple) et sans changements de températures trop importants.

Ce qui nous laisse pas mal d’opportunités !

Pensez à vos placards et penderies (on utilise assez peu l’espace du bas) ou cheminées pour ceux qui en ont une et qui ne s’en servent pas. Ou bien encore sous le lit, surtout si vous aimez dormir à la fraîche !

Vous avez des enfants ? Bingo ! Leur chambre pourrait devenir votre cave idéale : eh oui, on a tendance à plus aérer les chambres d’enfants et à faire plus attention à leur température.

Si vous souhaitez faire vieillir un vin :

Pas sûr que le coffre à jouets d’Hector soit la planque idéale pour vos grands crus. Dans ce cas, si vous en avez les moyens, investissez dans une cave à vins électrique. Quelques manipulations suffisent pour régler les paramètres et reproduire les conditions de garde d’une cave traditionnelle.

Vous pouvez également souscrire aux services d’une cave à louer. Pour quelques dizaines d’euros par mois (cela dépend du nombre de bouteilles), des professionnels du vin entreposent vos bouteilles dans des caves souterraines sécurisées. Le Vino Social Club a monté un partenariat avec une ces caves à Paris et, en tant que membre vigneron, vous bénéficiez d’une remise. Plus d’informations.

Illustrations : La Cave Paris, spécialiste de la conservation et du stockage de vin à Paris et partenaire du Vino Social Club. 

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