Languedoc : des domaines à découvrir

C’est mieux en Terrasse : Le Clos du Serre (appellation Terrasses du Larzac)
boire du rosé en hiver

Béatrice et Sébastien Fillon ont voulu quitter un style de vie prônant de plus en plus la vitesse et l’éphémère

Se sentant pousser des racines aux pieds, Sébastien et Béatrice reprennent un domaine viticole en 2006. Ingénieur et natif de St Etienne, Sébastien a grandi dans un environnement rural et paysan, le travail de la terre lui est familier. Béatrice, originaire de Montpellier, a décidé du lieu : « quitte à changer de vie, nous voulions aller au sud, seule région où des terroirs sont encore à défricher ». Ils atterrissent à St Jean de Balquière, au pied du plateau du Larzac.

“Saint-Jean-de-La- Blaquière était proche des grands axes routiers et de Montpellier, le prix des vignes était à notre portée. En quelques heures, notre vie allait prendre un nouveau sens…

Dans un premier temps, Sébastien a commencé seul pendant que je gardais mon job de cadre chez Décathlon. Puis, au bout de trois ans, j’ai moi aussi quitté la vie citadine pour développer la partie commerciale du domaine. Car faire du bon vin, c’est une première étape, mais il faut ensuite franchir la deuxième : la vente.

Nous nous définissons comme des paysans qui sculptent la nature, des paysagers. Car être vigneron, cela va au-delà de faire son vin. Nous faisons partie de la vraie famille des vignerons des Terrasses du Larzac. Une famille unie. On a le sentiment de construire quelque chose tous ensemble. Le niveau qualitatif est très haut. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’appellation nous a été accordée aussi rapidement. ICI, personne n’est dans l’esbroufe. Nous profitons tous de l’énergie du collectif.”

Le nom du domaine de 15 hectares signifie « encerclé par les montagnes du Larzac (serres, collines en occitan). Le domaine est cultivé en agriculture biologique depuis 2010. En 2011, Nicolas Mollard, le beau-frère de Béatrice et Sébastien les a rejoint sur le domaine. En 2014, ils obtiennent l’appellation Terrasses du Larzac. Leur style de vin : sur le fruit avec un peu de texture avec de la fraîcheur (dû à l’altitude notamment). Découvrez la sélection ou venez déguster lors de la prochaine soirée.

Château de beauregard Mirouze (Corbières Bio) : vins biologiques vivants
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En 1999, deux ingénieurs agronomes : Karine et Nicolas Mirouze décident de revenir sur la terre des anciens pour reprendre le flambeau du domaine familial. Depuis 1881, leur famille est installée sur un site exceptionnel : le vignoble est implanté en plein cœur du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise sur les coteaux Nord du Massif de Fontfroide.

« Notre aventure une idylle ? Peut-être, mais c’est avant toute chose une volonté de construire dans la durée, de prendre de la perspective. Notre objectif est d’élaborer des produits d’exception qui s’enracinent dans la tradition de Château Beauregard Mirouze. »

Ils passent d’un vignoble de 50ha à un vignoble de 30ha !

Dès la reprise du domaine en 2000, ils ont progressivement convergé vers l’Agriculture Biologique :

« Nous cultivons nos 30 ha de vignes du domaine familial en agriculture biologique depuis 2010 et en vignerons passionnés depuis toujours. Nos interventions culturales ont pour but essentiel la dynamisation de la vie dans nos sols. Dans nos vins, nous recherchons l’expression la plus pure de notre terroir, l’équilibre et l’harmonie. »

En 2017 : le temps des vendanges est arrivé et avec lui la sanction terrible : une demi récolte en 2017. Voilà ce que le gel accompagné de la terrible sécheresse nous aura gloutonnement ponctionné.

Avec deux fois moins de raisins, mais autant de mains pour les travailler, il fallait un résultat particulier cette année. Finalement l’essai est transformé et nous pensons avoir un grand millésime en cave. Mais ça c’est la suite de l’histoire et ce sont nos bouteilles qui vous la raconteront… Découvrez la sélection ou venez déguster lors de la prochaine soirée.

 

Ces veuves qui ont fait mousser le champagne

Les marques de champagne les plus célèbres doivent leur renommée au travail et à la vision de femmes qui ont succédé à leurs défunts maris à la tête des domaines viticoles. Retour sur la pétillante histoire des veuves de Champagne.
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Pourquoi tant de veuves dans le champagne ?

Depuis toujours en Champagne, les vignes vont au premier enfant quel que soit son sexe et se transmettent d’époux à époux.

Barbe-Nicole Ponsardin (1777-1866), Veuve Clicquot : la visionnaire

Elle enterra son mari, François Clicquot, alors qu’elle n’avait que 27 ans. C’est le père de cette dernière qui l’encourage à poursuivre l’aventure de son mari. Créer une marque avec le nom de « Veuve » était alors une nécessité juridique, la femme n’ayant de droits comptables qu’en tant que substitut de son époux.

Visionnaire, elle acheta plus de 300 hectares dans les meilleurs crus pour assurer les approvisionnements. Elle a été la première à millésimer une cuvée (1810).  On lui crédite également l’invention de la table de remuage et du premier rosé d’assemblage !

Jeanne Alexandrine Mélin, Veuve Pommery (1819-1890) : la conquérante

En 1857, pour assurer l’avenir de sa fille, Monsieur Pommery, alors dans le commerce de la laine, s’oriente vers le commerce des vins de Champagne. Il meurt un an plus tard en février 1858. La suite est connue : sa jeune veuve prend les rênes de la Maison et la conduit vers le succès et la gloire. La réussite fut telle qu’il lui fallut s’agrandir. En 1878, elle construisit un ensemble industriel sur la butte Saint-Nicaise à Reims. Sous cet édifice, elle fit aménager un réseau de 18 km dans d’anciennes crayères gallo-romaines, pour offrir à ses vins les meilleures conditions de vieillissement.

 

Lily Bollinger (1899-1977) : l’originale

Née en Touraine en 1899, elle épouse en 1923 Jacques Bollinger, qui dirige la maison Champenoise éponyme et déjà presque centenaire. Alors que la seconde guerre mondiale fait rage en 1941, elle doit faire face au décès de son mari. Aussitôt la France libérée, Lily Bollinger, cycliste inconditionnelle, enfourche son vélo et parcoure inlassablement ses vignobles pour que son Champagne redevienne unique. L’histoire est en marche. Sur sa bicyclette bleue elle deviendra bientôt « the First Lady of France », surnom officieux vite adopté outre Manche et outre Atlantique.

 

Vous aussi, plongez dans l’univers des bulles

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Extension du domaine familial – Domaine Zinck – Portrait

Domaine Zinck, une transformation du domaine sur plusieurs générations

 

Issu d’une famille travaillant la terre et la vigne à Eguisheim, un des plus beaux villages de France, Paul Zinck créé le Domaine Zinck en 1964. Alors en polyculture comme souvent à l’époque, les terrains sont transformés petit à petit pour accueillir de la vigne.

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Puis, assisté de son épouse Christiane, Paul se lance dans le commerce de vin à part entière. Au milieu des années soixante-dix le domaine s’étend alors sur six hectares.  Il créé alors un point de vente au domaine et se tourne déjà vers l’export. Notamment en Belgique. Philippe leur fils, les rejoint en 1997.

Un pied dans la tradition, l’autre vers la modernité

Philippe a donc hérité d’un domaine traditionnel. Tout en préservant cet héritage, il s’attache à orienter le domaine vers une viticulture moderne. Il réussit à affirmer son style unique dans le paysage alsacien aussi bien au niveau des techniques de viticulture que dans le travail de vinification.

 

Il est rejoint par son épouse Pascale en 2007.

 

Et, comme le respect de l’environnement a toujours fait partie de leur éthique, ils pratiquent d’abord la lutte raisonnée puis l’agriculture biologique. Aujourd’hui, ils se tournent vers la biodynamie.

Amateurs de vins blancs secs, ils produisent des vins purs et fruités avec une belle minéralité. Ils proposent trois gammes complètes de vins régulièrement primés par les professionnels, Portrait, Terroir et Grands Crus, complétées par le Crémant et le Crémant rosé.

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À quelques kilomètres au sud-ouest de Colmar, à l’abri du massif vosgien, le domaine profite ainsi d’un climat semi-continental ensoleillé, tempéré et sec. La très grande richesse des terroirs (limoneux, argilo limoneux, argilo calcaire et volcanique) permet d’y cultiver l’ensemble des cépages alsaciens, Pinot Blanc, Pinot Gris, Riesling et Gewurztraminer. Plus de la majorité des cuvées sont exportées.

Pascale sera présente pour vous faire déguster ses cuvées lors de la soirée du vin novembre au Lucernaire.

En savoir plus et réserver

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l’aube de la cinquantaine ils deviennent vignerons – Véronique et Frédéric Broutet – Domaine de Beyssac – portrait

A l’aube de la cinquantaine, Frédéric Broutet s’est reconverti en vigneron.

Frédéric n’était pas destiné à devenir vigneron. Il vivait en région parisienne et avait fondé avec succès une entreprise de détection d’orages. Quelques années après, il a revendu son entreprise. La routine a alors commencé à se faire sentir. Avec sa femme Véronique, il s’est dit que c’était le bon moment pour faire le grand saut.

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L’origine de ce changement de vie, c’est bien sûr la passion du vin pour le couple : “Avec ma femme Véronique, nous y avons toujours pensé, notamment parce qu’on avait une propriété familiale dans le Lot-et-Garonne qui n’était pas exploitée”. Ils ont donc décidé de transformer cette propriété en vignoble et les voilà installés à Marmande (Sud-Ouest).

Après avoir sélectionné les cépages et fait appel à un pépiniériste, ils ont planté les premiers plants de vigne. Leur premier millésime sort en 2009. Et, comme ils étaient persuadés que leur terrain pouvait produire de grands vins, ils ont démarré selon les règles de l’Agriculture Biologique tout de suite et ont obtenu leur certification en 2012.

 

 Un projet commun

« Nous gardons un pied-à-terre parisien, ma femme travaille toujours, par sécurité. » Pour l’instant, le couple continue de partager sa vie entre Paris et Marmande. « Je travaille à 90 % pour l’exploitation. Quand je suis à Marmande, c’est pour l’aspect viticole et vinicole et quand je suis à Paris, je gère l’administratif et le commercial.

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Mais Véronique a aussi le cœur au domaine de Beyssac : « C’est un projet commun. Dès qu’elle a des vacances, elle vient. Elle en prend pour les vendanges, etc. ».

Les vins de Frédéric et Véronique sont aujourd’hui reconnus par les professionnels du vin. Ils ont huit médailles à leur actif, dont celle en or du concours de Mâcon en 2014, avec l’Essentiel et des “distinctions rassurantes qui nous font dire qu’on a eu raison d’oser le changement ». La plus belle des récompenses se dessine doucement : leur fille commence elle aussi à mettre la main à la pâte et à intervenir au domaine !

A lire aussi : Domaine de Beyssac : un domaine bio sous le soleil de Marmande, la Revue du Vin de France

Frédéric sera présent pour vous faire déguster ses cuvées lors de la soirée du vin novembre au Lucernaire. En savoir plus

Une aventure familiale sur trois générations, famille Chaudière, Château Pesquié – Portrait

Une aventure familiale sur trois générations

L’histoire commence en 1970 lorsque Odette & René Bastide rachètent le Château Pesquié au descendant d’Alphonse Daudet. Ils entament alors un profond travail de restructuration du vignoble, ce qui permet aujourd’hui d’avoir des vignes de quarante ans en moyenne et de très vieilles vignes de plus de cent ans.

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En 1985, Edith leur fille et Paul Chaudière leur gendre, quittent leurs carrières respectives et les rejoignent au vignoble. Ensemble, ils décident de sortir de la coopérative et de vinifier eux-mêmes leurs propres cuvées. A l’époque, le Ventoux compte moins de dix caves indépendantes. Leur premier millésime sort en 1990. 

Des précurseurs

Dès le début des années quatre-vingt, Paul prend ses distances avec l’agriculture conventionnelle. La cave est d’ailleurs la première cave particulière a avoir été sélectionnée par le réseau Farre (Forum de l’Agriculture Raisonnée et Respectueuse de l’Environnement). Dix ans plus tard, c’est l’une des premières a obtenir une certification. Depuis, le domaine a opéré sa conversion en agriculture biologique. Aujourd’hui 60% du domaine est certifié et le reste est en conversion.

 

Alexandre et Frédéric, la nouvelle génération

Les deux fils d’Edith et Paul rejoignent l’aventure en 2003. Ces deux frères trentenaires ont toujours été animés par la passion commune du vin. Alexandre a toujours su qu’il serait vigneron. Il a étudié la viticulture et l’œnologie à Mâcon.

Frédéric lui, a hésité plus longtemps. Après un Master à Sciences Po Paris il a rejoint l’aventure familiale et il apporte au domaine un regard décalé.

Actuellement aux manettes, les frères militent l’appellation Ventoux soit reconnue comme incontournable dans le vin, au même titre que Châteauneuf-du-Pape !

Le vignoble du Château Pesquié rassemble un grand nombre de cépages : Grenache, Syrah, Cinsault, Carignan, Mourvèdre, Viognier, Roussane, Clairette, Marsellan. Leurs vins sont désormais exportés dans plus de 35 pays et particulièrement prisés de la restauration.

Vous allez pouvoir découvrir ces cuvées lors de la prochaine soirée du Vino Social Club, le lundi 20 novembre au Lucernaire. En savoir plus

A lire : Le Ventoux en quête de sommets, L’Express.fr

 

 

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